Blog – Votre Psychologue http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress Mon, 27 Mar 2023 01:13:14 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.1.1 http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/wp-content/uploads/2023/03/cropped-logoPsy-1-32x32.png Blog – Votre Psychologue http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress 32 32 De l’intérêt de la téléconsultation en santé mentale http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/de-linteret-de-la-teleconsultation-en-sante-mentale/ http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/de-linteret-de-la-teleconsultation-en-sante-mentale/#respond Sat, 04 Mar 2023 21:05:01 +0000 http://psyvero/?p=77 Lire la suite…]]> Les psychiatres sont les champions de la téléconsultation ! En effet, près de 64 % l’ont déjà pratiqué et une consultation de psychiatrie sur 5 est aujourd’hui réalisée à distance (1). Pourquoi un tel engouement et en quoi ce dispositif est-il particulièrement adapté à la psychiatrie ? Le docteur Fanny Jacq, psychiatre, Directrice santé mentale chez Qare pointe 10 arguments  (publi-information) :

1/ REPONDRE AU BESOIN

1 Français sur 4 sera confronté au cours de sa vie à un problème de santé mentale (2). Mais si la demande de soin augmente, l’offre diminue (3). Dans ce contexte, pour un psychiatre qui doit répondre à la demande urgente d’un patient, il est plus facile d’aménager une téléconsultation (à son domicile par exemple) plutôt que de dégager un créneau à son cabinet. Par ailleurs, il est plus confortable pour un patient de libérer 45 min dans son agenda sans y ajouter des temps de transport parfois très longs.

2/ DESTIGMATISER

La maladie mentale reste un sujet tabou (4). Il est donc plus facile pour les usagers d’envisager un premier contact avec la psychiatrie via un rendez-vous « à distance ». De plus, l’examen clinique physique n’est souvent pas nécessaire et la téléconsultation permet néanmoins d’observer le langage du corps et les émotions du patient. La psychiatrie est donc particulièrement adaptée à ce dispositif.

3/ VISITER LE PATIENT A DOMICILE

Observer le patient chez lui, dans son milieu, présente de nombreux avantages diagnostiques. Cela permet également, si besoin, de rencontrer la famille, ce qui est toujours plus compliqué à organiser en cabinet.

4/ LIBERER LA PAROLE

Les jeunes, notamment, sont plus à l’aise avec les nouvelles technologies. Il leur est donc plus facile de se confier via un écran, les émotions sont plus à distance et la peur du jugement moindre, ce qui n’empêche pas le lien thérapeutique et la rencontre clinique distancielle (« téléprésence »).

5/ ACCEDER A UNE EXPERTISE

La téléconsultation élargit l’offre de soin et augmente l’accessibilité à une écoute clinique. Le patient peut ainsi trouver rapidement un psychiatre disposant d’une expertise particulière (gestion du sommeil, confiance en soi, trouble alimentaire…) ce qui n’est pas toujours le cas lorsqu’il se rend chez le psychiatre le plus proche de son domicile.

6/ EVITER LES RUPTURES DE SOIN

Des études ont montré une meilleure observance thérapeutique lors des suivis en téléconsultation par rapport à la prise en charge en cabinet seule (5).  Par ailleurs le gain de temps et le confort sont des éléments essentiels pour les patients : les embouteillages ou la garde d’un enfant malade ne sont plus des arguments pour « rater » son rendez-vous…

7/ PROFITER DE LA VIE !

La qualité de vie professionnelle des médecins est un vrai sujet ! La téléconsultation leur permet d’envisager une pratique professionnelle partielle à domicile (télétravail) avec tous les avantages que cela comporte, ce qui leur était jusqu’à présent impossible. 

8/ OPTIMISER SON TEMPS

La téléconsultation offre au patient la possibilité de bénéficier d’un acte médical de qualité, avec un temps thérapeutique dédié, ce qui est plus qualitatif qu’un appel téléphonique ou un SMS. Pour sa part, le praticien est moins « inondé » de demandes et peut ainsi offrir des soins rémunérés de qualité.

9/ UN SOIN ACCESSIBLE A TOUS

La téléconsultation permet à des patients en situation de handicap ou souffrant de phobies sociales de bénéficier, comme tout à chacun, d’une écoute clinique.

10/ FACILITER LE PARCOURS DE SOIN

La téléconsultation permet d’optimiser le suivi du patient notamment en post-hospitalisation afin de débuter plus rapidement la prise en charge.

Docteur Fanny Jacq – Directrice santé mentale chez Qare

  1. Enquête Le Quotidien du médecin/Health Data Hub, septembre 2022 https://www.lequotidiendumedecin.fr/liberal/exercice/les-spe-qui-teleconsultent-le-plus-les-plus-gros-prescripteurs-radiographie-de-la-teleconsultation
  2. Rapport santé mentale OMS 2021
  3. DREES, études et résultats, numéro 679, février 2009, la démographie médicale à l’horizon 2030.
  4. Harris interactive et Santéclair, mars 2022
  5. Rapport charges et produits de l’Assurance Maladie, juillet 2020
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Comment choisir son psy ? http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/comment-choisir-son-psy/ http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/comment-choisir-son-psy/#respond Sat, 04 Mar 2023 21:03:50 +0000 http://psyvero/?p=74 Lire la suite…]]> Si la démarche d’aller « voir quelqu’un » est en elle-même difficile, identifier le thérapeute qui convient est souvent d’une grande complexité. Voici quelques conseils pour trouver « son » psy.

Psychiatre, psychanalyste, psychologue, quelles différences?

Première étape, comprendre ce qui se cache derrière les différentes appellations. Un psychiatre, explique Antoine Dupuy, est un médecin, qui peut donc prescrire des médicaments et être remboursé par la sécurité sociale. « Il peut aussi tout à fait proposer une psychothérapie« , précise Ada Picard, qui à titre personnel d’ailleurs a choisi cette voie plutôt que celle de la prescription d’antidépresseurs. « D’une manière générale, les psychiatres, de moins en moins nombreux, sont pris d’assaut. Il est souvent difficile d’obtenir un rendez-vous et les séances sont généralement assez courtes. On va souvent les voir pour un diagnostic ou des pathologies assez lourdes« , prévient Antoine Dupuy.

Autre « catégorie », les psychologues cliniciens, titulaires d’un bac + 5 en psychologie. « Ces professionnels ont obligatoirement fait 400 heures destages en service psychiatrique pour avoir ce titre protégé », souligne Antoine Dupuy. Les psychanalystes quand à eux, ne disposent pas d’un diplôme d’Etat mais doivent théoriquement, sans obligation légale néanmoins, remplir trois conditions pour poser leur plaque: avoir eux-mêmes été analysés, avoir été formés à la théorie analytique par le biais d’associations psychanalytiques, et, enfin, être supervisés dans leur pratique par un « contrôleur », lui-même analyste. Lorsque l’on entre en « analyse », il faut savoir que l’on démarre un processus de plusieurs années, durant lequelles on est sur le fameux divan. Il ne s’agit pas d’un échange, mais vraiment d’une introspection personnelle, que le psychanalyste va accompagner, la plupart du temps en silence.

Psychothérapeute, un titre reconnu depuis 2012

Quant à lui longtemps non protégé, le titre de psychothérapeute l’est désormais depuis 2012. Il ne peut être demandé que par les psychologuesles psychanalystes membres d’une association reconnue, et les médecins. Il n’est délivré qu’après avoir validé une formation théorique (400h) et pratique (5 mois de stage) délivrée par une université. Enfin, l’appellation de psychopraticien a fait son apparition, certains professionnels estimant que celle de psychothérapeute avait été vidée de son sens au moment de sa reconnaissance par l’Etat. Les psychopraticiens ont suivi une formation complète à une méthode reconnue (gestalt-thérapie, analyse transactionnelle, EMDR,programmation neurolinguistiquepleine conscience, etc) et sont accrédités par une commission nationale de pairs.

Approche analytique ou comportementale?

Reste la question de l’approche analytique versus comportementaliste (les thérapies cognitivo-comportementales (TCC)), qui clive en général ces professionnels, même si, constate Antoine Dupuy, « ces querelles de chapelles sont souvent le fait des anciennes générations, les jeunes thérapeutes préférant voir dans ces différentes écoles des méthodes complémentaires« . « Pour des problèmes comme les phobies ou les crises d’angoisse, les TCC présentent l’intérêt de faire disparaître ou d’atténuer rapidement les symptômes », explique Ada Picard. « L’analyse ou la psychothérapie analytique sont des démarches plus au long cours, qui permettent quant à elles de trouver le sens de ces symptômes« , ajoute Antoine Dupuy. « Parfois, mener les deux de front peut être la bonne solution ».

Homme ou femme? Tarif de la consultation? Des questions essentielles

Parmi les autres questions à se poser absolument avant de se décider, il y a également celle du sexe du thérapeute: « pour certaines personnes, c’est déterminant, pour d’autres moins ou pas du tout. Mais si l’on sait qu’on ne pourra pas se livrer à une femme ou à un homme, autant ne pas perdre son temps ». Egalement en jeu, le prix de la séance, qui tourne en moyenne autour des 60 euros. « Personnellement, indique Antoine Dupuy, je propose de m’adapter aux moyens de mes patients s’ils sont dans la difficulté, mais ça n’est pas le cas de tous les psys. Il n’empêche que c’est un sujet que l’on doit pouvoir aborder avec le professionnel. Il peut refuser, mais s’il s’en offusque, autant passer son chemin ». « Il existe des solutions de soin gratuites, dans les CMP (Centre médico-psychologique), mais aussi les universités », précise Ada Picard.

Egalement souvent évoquée, la question du psy « qui parle ou pas ». « C’est quelque chose qui semble important pour beaucoup de patients », confirme Ada Picard, qui, en ce qui la concerne, « fait partie des psys qui parlent lorsque c’est nécessaire« . Antoine Dupuy lui aussi échange parfois avec ses patients, « mais mesurément »: « le psy n’est pas un coach, il n’est pas là pour dire comment vivre, pour prendre les décisions à la place de son patient, mais bien pour l’aider à identifier ses désirs », explique-t-il. Toujours est-il qu’il peut être bon d’interroger le thérapeute en amont, sur la façon dont se déroulent ses séances.

Bouche à oreille amical, conseil du médecin, plusieurs manières de trouver le « bon »

Une fois au clair sur tous ces points, le plus dur reste à faire : trouver celui auprès duquel on parviendra à se confier. En la matière, tous les chemins mènent à Freud (ou Lacan). Mao a ainsi déniché la psy de sa fille « dans l’annuaire »: « j’ai ensuite téléphoné et ce premier contact a été hyper concluant », raconte-t-elle. Pour Betty, la rencontre s’est faite grâce à un ami. Quant à Vanina, c’est au CMP du quartier qu’elle est allée. « Il n’y a pas qu’une seule façon de faire » confirme Antoine Dupuy : s’il approuve la démarche consistant à éplucher les pages jaunes, les sites Internet des associations ou certains annuaires, il recommande toutefois de commencer par « le bouche à oreille médical ou relationnel« : « il ne faut pas hésiter à demander conseil au médecin traitant en qui on a confiance, ou à son orthophoniste, son kiné, son pharmacien, etc. »

« En ce qui concerne les amis ou la famille, oui, s’il ne s’agit pas de leur propre thérapeute », prévient Ada Picard: « se retrouver ensuite dans la même salle d’attente que son frère ou que sa femme, ce n’est pas optimal! » « Je considère que traiter plusieurs personnes de la même famille ou des amis très proches pose un problème éthique« , tranche quant à lui Antoine Dupuy: « Les histoires peuvent s’imbriquer, il peut y avoir des confusions. » Autre critère à prendre en compte, s’accordent à dire nos deux experts, « la proximité géographique« . « Autant que faire se peut, mieux vaut que votre psy ne soit pas trop loin de chez vous. Sur la durée, cela peut être une cause de décrochage », observe Ada Picard.

La première séance, souvent déterminante

Enfin, vient le test grandeur nature, la première séance, qui peut être aussi la dernière. « Je crois vraiment que si le contact ne passe pas, si l’on sent que l’on ne va pas être libre de parler de tous les sujets et surtout de l’intime, c’est le signe que l’on n’est pas face à la bonne personne », estime Antoine Dupuy. « Il ne faut pas non plus baisser les bras trop vite, on peut se laisser le temps de deux ou trois séances avant de rebrousser chemin », tempère Ada Picard. « Mais oui, il s’agit d’une rencontre, d’une alchimie, qui opère ou non. » « Si l’on enchaine les premiers rendez-vous non concluants, il faut peut-être se demander si le blocage vient du psy ou de soi-même », glisse par ailleurs la psychiatre.

« C’est une démarche difficile, d’aller ‘voir quelqu’un’, comme on dit, et de s’ouvrir ainsi, de s’exposer. C’est normal que ça ne soit pas facile. Mais il faut qu’à un moment, on puisse le faire, sans gêne et sans faux semblants. C’est parce que j’ai pu immédiatement lui parler de mes blocages sexuels que j’ai su que cette personne pourrait m’aider », abonde Sylvie, en thérapie avec « la bonne psy, enfin, depuis deux ans ».

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Par Caroline Franc Desages Publié le 24/11/2014 dans
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Pourquoi ne se souvient-on pas de sa petite enfance ? http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/pourquoi-ne-se-souvient-on-pas-de-sa-petite-enfance/ http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/pourquoi-ne-se-souvient-on-pas-de-sa-petite-enfance/#respond Sat, 04 Mar 2023 21:00:51 +0000 http://psyvero/?p=70 Lire la suite…]]> Le figaro.fr Santé – Par  Raphaëlle Bartet – Publié le 23/06/2022 à 14:49

Le premier souvenir d’enfance est souvent bref et confus. Et il est compliqué de faire la part des choses entre la réalité et l’imaginaire.

Comment expliquer que l’on se souvienne à peine du nom de ses institutrices d’école maternelle ? Pourquoi ne peut-on plus se remémorer sa très petite enfance ? Où vont nos souvenirs les plus anciens ? Avant 3 ans, il y a « amnésie ­infantile », un phénomène lié à la maturité cérébrale, aujourd’hui de mieux en mieux compris. Puis le cerveau évolue, grâce à la neurogenèse. Et là encore, ce n’est pas favorable à la remémoration.

Les souvenirs sont effacés vers 2-3 ans

Dès la naissance, en effet, se créent une multitude de nouveaux neurones et connexions ­cérébrales, un processus bouillonnant peu propice au maintien des souvenirs. « Il se produit une transformation cérébrale majeure vers l’âge de 2-3 ans », précise le Pr Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à ­l’université de Paris et au centre hospi­talier Sainte-Anne. « Pour apprendre, l’enfant ­efface les précédents souvenirs en fabriquant de nouveaux ­neurones. Même certaines espèces animales ­oublient ce qu’elles ont appris du fait de ce mécanisme de neurogenèse. »» LIRE AUSSI – Mémoire: comment le cerveau s’organise pour garder tous nos souvenirs

Une fois le cerveau capable d’encoder les souvenirs, après 3 ans, donc, c’est le temps des souvenirs ­d’enfance, plus ou moins précis… Et peut-être plus ou moins refoulés, diront les psychanalystes. Ils proposent à leurs patients de parvenir, parfois par associations d’idées, à retrouver des briques ou traces de souvenirs. Que ce soit chez des adultes pour comprendre des traumatismes de l’enfance ou chez les plus jeunes, dans le cadre de violences sexuelles. Certains souvenirs, les plus émotionnels, voire les plus traumatiques, restent gravés dans notre mémoire. Le réseau cérébral correspondant à ce souvenir a dû être fortement activé par l’émotion pour rester stocké, ce qui évoque une sorte de mémoire émotionnelle.

Les faux souvenirs sont la réinterprétation d’un vécu émotionnel sans que les détails aient été précisément mémorisés

Pr Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à ­l’université de Paris et au centre hospi­talier Sainte-Anne

Souvenirs d’enfance : différencier l’imaginaire et le réel

Mais quelle est la part de réalité et celle d’imaginaire dans nos souvenirs d’enfance ? C’est l’un des points clés de la mémoire inconsciente. Il est toujours difficile, voire impossible, de savoir et de vérifier si ce qui est ­évoqué est une situation réellement vécue ou en partie ­reconstruite et fantasmée. « Les faux souvenirs sont la réinterprétation d’un vécu émotionnel sans que les détails aient été précisément mémorisés, rappelle Raphaël Gaillard. Chaque fois que nous accédons à un souvenir, nous le modifions, le reconsolidons et, éventuellement, l’enrichissons. » Les connaissances et sensations du ­présent influent sur la perception du passé et lors de chaque reviviscence du passé, les traces existantes sont ­réactualisées.» LIRE AUSSI – Comment les souvenirs se fixent en dormant

Les souvenirs d’enfance nous suivent tout au long de notre existence. Les plus précoces sont aussi les plus ­solides. Ils peuvent resurgir presque involontairement chez les personnes âgées, en bonne santé ou atteintes de troubles de la mémoire. Un patient touché par la maladie d’Alzheimer oubliera ce qu’il a fait la veille, mais peut se remémorer avec une grande facilité le jour de son mariage, voire, un fait de sa petite enfance.

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Procrastination : comment arrêter de tout remettre à plus tard ? http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/procrastination-comment-arreter-de-tout-remettre-a-plus-tard/ http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/procrastination-comment-arreter-de-tout-remettre-a-plus-tard/#respond Sat, 04 Mar 2023 20:59:39 +0000 http://psyvero/?p=68 Lire la suite…]]> Par Antoine Pelissolo publié le  le 28 juillet 2021 à 17:52

Remettre à demain ce que l’on pourrait faire tout de suite… Quand il s’agit de procrastiner, tous les degrés sont possibles : d’un blocage passager pour telle corvée que l’on repousse ponctuellement, jusqu’à la tendance durable à tout remettre à plus tard avec des conséquences matérielles très sensibles. Mais comment comprendre la procrastination et surtout éviter d’y céder ?

Ne pas faire les choses tout de suite, quand elles sont pénibles, peut sembler assez compréhensible. Mais tout le monde n’adopte pourtant pas cette stratégie, on peut même dire qu’environ la moitié des personnes préfèrent se débarrasser tout de suite des corvées pour avoir l’esprit tranquille et se consacrer ensuite aux choses plus agréables. Les autres optent par la solution inverse : commencer par les choses plaisantes pour terminer par les plus embêtantes. Si vous êtes dans ce cas et si la procrastination est devenue un réel problème pour vous, allons-y !

L’anxiété de l’incertitude

Un des principaux facteurs qui pousse à la procrastination est l’anxiété. Comme pour les phobies ou les troubles anxieux, le fait de différer une action est un équivalent de comportement d’évitement, qui annule (transitoirement) le stress qui lui est associé. Selon le contexte, cette anxiété peut être liée à l’incertitude, au manque d’assurance dans ses propres capacités, ou à toute autre crainte générée par l’action à réaliser ou à ses conséquences potentielles. Il peut notamment s’agir d’une anxiété sociale, par exemple pour des rendez-vous que l’on repousse ou pour des objectifs qui comportent une dimension collective importante.

Vouloir trop bien faire

Au-delà du manque de maîtrise d’une situation, un problème de fond explique souvent les habitudes de procrastination : une faible estime de soi et son corollaire, le perfectionnisme. Vouloir en permanence faire les choses de manière parfaite, pour se prouver sa propre valeur dont on doute en réalité, crée rapidement un cercle vicieux : placer la barre trop haut conduit fatalement à ne pas l’atteindre, ce qui finit par altérer encore plus l’image que l’on a de soi-même (« Je n’arrive jamais à rien », « C’est bien la preuve que je ne vaux rien »…). Cette course à la perfection empêche d’agir, et elle peut même directement fabriquer de la procrastination : plutôt que de se confronter à un possible échec, on préfère, même sans vraiment s’en rendre compte, ne pas essayer du tout.

L’estimation du temps

La question du temps est centrale dans la procrastination, puisqu’on est toujours en retard. Les personnes concernées ont souvent un problème avec l’estimation du temps que peut prendre telle ou telle action, avec une franche tendance à en sous-estimer la durée nécessaire, et à surestimer le temps restant avant la dernière limite. Cela peut s’apparenter à un excès d’optimisme, ou parfois aussi à la politique de l’autruche : avec l’intuition du retard que l’on commence à prendre, on préfère ne pas y penser et ne pas se confronter à la réalité. Ainsi, on s’y prend trop tard et on se sent dépassé, non pas parce que la tâche était trop difficile mais parce qu’on n’y a pas consacré assez de temps.

Un autre type de piège explique également le renforcement de la procrastination : les fausses urgences. Plutôt que de se lancer dans une tâche importante et en retard, on en préfère une autre, moins importante mais plus abordable (moins complexe, plus agréable). Ceci avec un prétexte permettant de se déculpabiliser, du type : « Il faut vraiment que je le fasse maintenant, ça ne peut pas attendre. » Et, de fausses urgences en fausses urgences, les choses vraiment nécessaires sont repoussées aux calendes grecques.

Enfin, le dernier facteur de procrastination est, paradoxalement, une tendance à l’hyperactivité. Quand celle-ci est désordonnée, avec de réels problèmes d’attention comme chez certains enfants mais aussi chez beaucoup d’adultes, le risque est de ne pas pouvoir construire une action de manière continue du début à la fin. Une distractibilité excessive conduit à passer effectivement en permanence d’un sujet à l’autre, et ainsi ne réaliser aucune tâche complètement. Les personnes concernées sont ainsi perdues dans de nombreuses actions, commencées mais interrompues, et ne s’y retrouvent plus. Cette tendance à la dispersion et au manque de concentration est naturellement amplifiée par toutes les incitations à la distraction, venant surtout des divers écrans et autres supports numériques.

Attention aux bonnes résolutions

Tout comme il est vain de décider de commencer un régime d’une heure à l’autre (ça ne tient pas très longtemps en général…), la grande résolution « J’arrête complètement de procrastiner dès aujourd’hui » n’a pas de sens et est plutôt contre-productive. Sans préparation ni plan d’action, vous risquez d’échouer très vite, de vous décourager en culpabilisant et de ne plus pouvoir vous attaquer au problème avant longtemps… Il faut passer d’une logique illusoire du tout ou rien à une procédure raisonnée et ciblée.

La préparation du changement consiste à bien analyser ses propres comportements, à être sûr de ses motivations (pourquoi dois-je changer et qu’est-ce que j’en attends ?), et à se fixer des objectifs en s’appuyant sur une méthode assez précise. Vous avez probablement des tâches en retard dans différents domaines : travail, études, rangement des vêtements ou des livres, classement des papiers, règlement des factures, bricolage, etc. Établissez des priorités en fonction des deux paramètres suivants : le degré d’urgence et d’utilité de la tâche à réaliser d’une part, et le niveau de difficulté et de pénibilité d’autre part.

Le paramètre à privilégier est le degré d’utilité et d’urgence, car avancer sur ces sujets peut vous faciliter la vie assez rapidement, et surtout renforcera votre motivation et votre confiance en vous si vous réussissez. Choisissez donc les actions que vous repoussez depuis longtemps, même si vous n’avez pas de délais obligatoires fixés par des conditions extérieures (ce sont souvent ces tâches qu’on repousse à l’infini), et qui comptent vraiment pour vous ou pour vos proches.

S’il y en a plusieurs, appliquez le second critère pour les classer : d’abord ceux qui devraient vous demander le moins d’efforts et de temps, puis les autres.

Dix petits problèmes valent mieux qu’un seul très gros

Une autre règle essentielle dans la lutte contre la procrastination est la segmentation des problèmes. Impossible de terminer une tâche de grande ampleur et de grande complexité en une seule fois et sur un temps court. Il est essentiel de décomposer les actions les plus lourdes en sous-actions plus abordables, prenant moins de temps et soulevant moins de difficultés quand elles sont traitées l’une après l’autre. Par exemple, si votre objectif principal est de ranger votre chambre ou votre cave, il est facile de segmenter cette tâche en sous-parties : d’abord ranger un meuble, puis un autre, puis certains tiroirs, etc. Ceci vous permettra de ne pas vous poser trop de questions quand vous serez dans l’action, puisque la tâche est bien définie. Et surtout d’obtenir une réelle satisfaction à chaque fois qu’un sous-objectif sera rempli, plutôt que d’attendre la résolution de la totalité du problème pour vous sentir valorisé.

Il est essentiel d’introduire des récompenses lorsque vous atteignez des objectifs, des choses que vous ne vous autoriserez à faire que lorsque vous aurez rempli le contrat prévu. Cette autogratification peut sembler un peu rudimentaire ou triviale, mais elle fonctionne vraiment pour entretenir la motivation.

Un bon chronomètre

Si vous sentez votre détermination fragile, en tout cas au départ, je vous conseille la méthode des rounds. Tout comme vous aurez découpé la tâche à réaliser en plusieurs tranches d’objectifs, il est utile de découper le temps en périodes assez brèves, comme les rounds d’un match de boxe. Ces périodes, qui peuvent être de dix minutes par exemple, sont un bon garde-fou contre les risques de distraction.

La règle à vous fixer, et à respecter de la manière la plus stricte possible, est de ne rien faire d’autre que la tâche prévue pendant les dix minutes de chaque séquence. Vous pouvez vous accorder un répit à la fin de chaque round en faisant autre chose ou rien du tout (repos), ou choisir d’enchaîner tout de suite pour une nouvelle période de dix minutes si vous vous sentez en bonnes dispositions. Mais la même discipline s’impose pour toutes les séquences à venir : ne rien faire d’autre que la tâche et vous appuyer sur une mesure du temps objective, à l’aide du chronomètre de votre smartphone par exemple.

Les récompenses que vous vous accordez ne doivent pas risquer de vous faire dériver trop longtemps de votre mission principale… Donc pas d’activité addictogène, comme un jeu dont vous avez du mal à décrocher ! De même, il faut veiller à ne pas vous laisser distraire pendant la tâche par toutes les tentations habituelles, venant notamment de votre téléphone ou de votre ordinateur. Veillez ainsi à éteindre les appareils pendant les phases de travail important, ou au moins de désactiver toutes les notifications. Gardez en tête que votre concentration va être difficile à maintenir si la tâche à réaliser n’est pas très plaisante ou demande un effort de réflexion ou d’attention conséquent, donc protégez-vous bien contre toutes les tentations.

Gestion des objectifs et gestion du temps

Du début à la fin, vous risquez d’être freiné voire paralysé par votre exigence de perfection ou au moins votre désir de bien faire. Nous avons vu que cette tendance, louable sur le principe, peut être un véritable poison de l’action. Il faut donc vous préparer à la débusquer derrière toute critique envers vous-même, ou derrière toute tentative de renoncement à agir ou à continuer un travail. Vous ne parviendrez pas à tout faire parfaitement, c’est acquis, mais tout ce qui sera fait sera un pas vers votre satisfaction. Soyez intransigeant avec votre perfectionnisme !

Deux derniers conseils :

1. Essayez de repérer les périodes de la journée dans lesquelles vous êtes habituellement le plus productif. Nous avons tous des profils un peu différents : certains travaillent efficacement tôt le matin, d’autres le soir ou à certaines heures de la journée. Essayez de tenir compte de ces particularités pour planifier vos activités demandant le plus d’énergie.

2. Passez parfois en mode « urgence » quand les choses ne fonctionnent pas assez bien. Vous avez probablement déjà constaté que votre productivité est nettement augmentée quand vous devez absolument rendre un travail avant une date incontournable, ou quand une échéance s’impose à vous pour des raisons pratiques (départ en vacances, déménagement, visite d’un ami, etc.). Ce sont des moments où toute notre énergie et surtout notre motivation sont concentrées sur un seul objectif, avec une notion d’urgence obligeant à une certaine rapidité. C’est d’ailleurs pour cela que certains finissent, de manière plus ou moins volontaire et consciente, par prendre l’habitude de travailler à la dernière minute pour gagner en efficacité. Mais il est possible de reproduire cette pression par des obligations que l’on s’impose à soi-même : s’obliger à terminer telle tâche absolument avant telle date en considérant qu’elle prime avant tout le reste. Ceci passe par un échéancier plus serré que ce que vous auriez tendance à vous accorder spontanément.

Cette stratégie peut apporter beaucoup, mais il est préférable de ne pas en abuser, car elle peut engendrer un niveau de fatigue et de stress excessif. Essayez d’alterner des périodes d’organisation normale avec ces plages de rush intense.

L’essentiel contre la procrastination

– Priorisez vos objectifs et commencez par ceux qui comptent le plus tout en présentant le moins de difficultés.

– Segmentez les tâches en sous-actions plus faciles à réaliser.

– Fixez-vous des séquences de dix minutes pendant lesquelles vous ne devez rien faire d’autre que la tâche prévue.

– Organisez vos activités en fonction des capacités que vous vous connaissez, notamment des jours ou des horaires où vous êtes habituellement le plus productif.

– Passez en mode « urgence » quand les blocages résistent, en vous fixant vous-même un délai impératif à ne pas dépasser.

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«Eco-anxiété»: quand la hausse des températures fait chuter le moral http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/eco-anxiete-quand-la-hausse-des-temperatures-fait-chuter-le-moral/ http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/eco-anxiete-quand-la-hausse-des-temperatures-fait-chuter-le-moral/#respond Sat, 04 Mar 2023 20:58:29 +0000 http://psyvero/?p=66 Lire la suite…]]> Par  Cécile Bertrand  Mis à jour le 23/07/2019 à 12:32  Publié le 23/07/2019 à 11:19

Dépression verte, angoisse climatique, burn-out écologique… Certains affichent désormais leur angoisse devant les changements environnementaux. Mais attention à ne pas sombrer dans le catastrophisme.

«Avec les vagues de chaleur ressenties, je commence légèrement à paniquer pour le futur, […] j’ai envie de penser à un moyen de vivre “sous terre”. Si quelqu’un a des idées, des infos…», peut-on lire sur le groupe Facebook «La collapso heureuse» qui rassemble plus de 16.000 membres. La fin du monde n’est plus l’apanage des séries dystopiques et films de science-fiction. Au sein de cette communauté virtuelle où chacun dit avoir vécu une «prise de conscience», on échange des conseils pour vivre et affronter les «changements à l’œuvre».

Cette «prise de conscience», Vincent l’a éprouvée il y a une dizaine d’années. Depuis, troubles alimentaires, insomnies et stress rythment le quotidien du chef de projet en informatique de 40 ans. Jusqu’à «un burn-out il y a 7 mois». «Je remonte la pente depuis 5 mois. Je vis avec, comme on vit avec un risque de rechute élevé de cancer», confie l’informaticien. Vincent est ce qu’on appelle un «éco-anxieux». Lui n’aime pas ce terme: «L’anxiété renvoie à une peur irrationnelle. C’est réducteur.» La diminution des «ressources naturelles disponibles» est bien trop réelle.

Julie, elle, se qualifie volontiers d’éco-anxieuse. «Ça m’est tombé dessus comme ça», lâche la lycéenne de 18 ans. «Je me suis inscrite sur un groupe Facebook d’écologie et j’ai découvert la collapsologie.» Ce néologisme, développé en 2015 en France par Pablo Servigne et Raphaël Stevens*, est «l’étude de l’effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder». Depuis cette lecture, la jeune femme a «une peur viscérale de l’avenir» et est victime de crises d’angoisses et dépression. «Je suis paralysée par la panique. J’en veux à la terre entière de ne pas avoir bougé avant.»

Une nouvelle pathologie?

Vincent et Julie sont des cas extrêmes, mais selon une étude IFOP de 2018, 85% des Français sont inquiets du réchauffement climatique. A commencer par les jeunes, avec 93% d’inquiets chez les 18-24 ans. C’est d’ailleurs cette crainte qui a permis à Greta Thunberg de devenir l’égérie des jeunes pour le climat: «Je ne veux pas de votre espoir. Je veux que vous paniquiez. Je veux que vous ressentiez la peur que je ressens tous les jours», lançait-elle devant les intervenants du Forum économique mondiale de Davos en janvier dernier.

L’éco-anxiété, une nouvelle épidémie? «Un fantasme de journalistes», rétorque Christophe Bagot, psychiatre psychothérapeute, spécialiste du stress et des troubles anxieux. Le médecin refuse de parler d’un «phénomène». «J’ai rencontré, tout au plus, cinq patients qui ont évoqué un stress lié aux changements climatiques ces derniers mois. On ne peut pas parler d’épidémie et encore moins de pathologie». «Nous n’avons pas encore le recul nécessaire pour parler de maladie», confirme Charline Schmerber, praticienne en psychothérapie spécialisée dans l’«eco-anxiété». «Mais cela peut tout à fait devenir pathologique si on ne va pas chercher du soutien», tempère la thérapeute.

Pathologie ou pas, Catherine Larrère, philosophe spécialiste de l’éthique de l’environnement, voit dans l’émergence de ces questions la manifestation d’un véritable «tournant» dans la conscience écologique. «Ce sujet attire un public de plus en plus vaste. C’était inimaginable quelques années auparavant», analyse la philosophe. «Cette peur est selon moi liée à un sentiment d’impuissance. Les premières prises de conscience environnementales à l’échelle mondiale ont émergé dans les années 1970. Depuis, rien n’a bougé», estime-t-elle.

Insécurité

«Qu’est-ce qui nous attend? J’ai peur du changement car il m’est inconnu. Et plus profondément, la peur de la mort. Allons-nous survivre? Mes enfants vont-ils survivre?», s’interroge Galia, 31 ans, ingénieure et formatrice en gestion des déchets. Au-delà du débat scientifique, les problématiques environnementales renvoient à des interrogations existentielles millénaires. «On sait bien sûr tous que l’on est mortel. Mais en prenant conscience de l’état du monde, cette mort se concrétise et s’accélère. On se demande alors: “qu’est-ce que je fais là?”», explique Charline Schmerber. Car plus que sa propre mort, c’est la disparition de l’humanité qui inquiète. Savoir que la vie continue après soi permet de donner un sens à la sienne, rappelle Catherine Larrère. «Un chercheur qui travaille sur un vaccin dont il sait qu’il ne verra pas l’aboutissement de son vivant trouvera quand même du sens dans ce qu’il fait. Tandis que penser que l’humanité puisse disparaître fait perdre tout sens à notre vie.»

Julie s’est décidée: elle ne fera pas d’enfants. «Je ne peux pas mettre au monde un être qui n’a rien demandé, dans ce futur chaos». Pour Catherine Larrère, ce genre de réaction est démesurée. La philosophe tient pour responsables les thèses excessivement alarmistes. «En plus du catastrophisme affiché, les ’’théories de l’effondrement’’ s’adressent individuellement aux lecteurs. Plutôt que les orienter vers des actions collectives, elles les poussent à se recroqueviller sur eux-mêmes», dénonce la philosophe. «Il ne faut pas faire l’erreur de traiter l’écologie comme un problème psychologique. Le catastrophisme n’a jamais évité la catastrophe», conclut-elle.

Pour autant, tout n’est pas à jeter dans ce spleen de la planète. «Ces réactions sont saines. Cela montre une conscience psychique très éveillée. C’est positif, à condition de ne pas se laisser figer par l’angoisse», explique Charline Schmerber. Ni d’opter pour le déni pour éviter les pensées trop anxiogènes. «À trop voir on devient fou. À ne pas regarder on devient fou», résume la thérapeute, qui préconise la communication et l’action. Des préceptes largement suivis par Vincent, Galia, et Julie. Groupes de parole, diminution de ses déchets, modes de consommation minimalistes, sensibilisation à l’écologie… chacun assure faire de sa peur un «moteur».

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Comment gérer une personne ou un collègue toxique au travail ? http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/comment-gerer-une-personne-ou-un-collegue-toxique-au-travail/ http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/comment-gerer-une-personne-ou-un-collegue-toxique-au-travail/#respond Sat, 04 Mar 2023 20:57:09 +0000 http://psyvero/?p=63 Lire la suite…]]>

Vous devrez peut-être travailler avec des personnes toxiques, négatives, égocentriques ou jalouses, tout au long de votre carrière. Vous ne pouvez malheureusement pas changer les autres alors autant faire en sorte que le changement vienne de vous. Découvrez quelques conseils à appliquer si vous travaillez avec un collègue toxique.

Qu’est-ce qu’une personne toxique ? Définition

Comme pour tout problème, il convient de commencer par une définition claire et précise du problème rencontré. Ici, nous allons tenter de savoir comment reconnaître une personne toxique.

Définition d’une personnalité toxique

Qu’est-ce qu’une personnalité toxique ?

Comme son nom l’indique, une personnalité toxique est une personne qui peut empoisonner votre situation lorsque vous vous trouvez à son contact. Bien souvent, le comportement d’une personne toxique en entreprise provoque un sentiment de grand malaise et de fatigue mentale.

Une personne au comportement toxique est donc dangereuse pour l’environnement de l’entreprise, qui plus est lorsqu’elle est au contact d’une équipe entière.

Si aucune mesure n’est prise pour gérer la personne toxique, petit à petit, le stress que l’on ressent au départ seulement à son contact s’étend au-delà des limites du temps de travail : le collaborateur devient stressé avant de rejoindre son lieu de travail, mais aussi après.

On compte de nombreux schéma de personnalité compté comme toxiques. On peut compter par exemple :

  • Le manipulateur, qui cherche à atteindre ses objectifs personnels par des moyens détournés comme l’appel à la pitié des autres,
  • L’égocentrique, qui souhaite s’accaparer à lui seul le mérite de tous,
  • L’adversaire, pour qui la compétition est devenu le seul mot d’ordre,
  • Ou encore le destructeur, qui cherche à nuire à l’entreprise et à ses collaborateurs à cause d’une frustration d’origine professionnelle.

Toutes ces personnalités ont pour point commun d’avoir une influence très néfaste sur le bien-être au travail des collaborateurs, et donc indirectement sur les résultats de l’entreprise.

C’est pour cela que le devoir du manager est de gérer ces personnalités toxiques et de les neutraliser.

Côtoyer une personne toxique : une maladie qui a ses symptômes

En effet, au contact d’une personne toxique au travail, les collaborateurs peuvent ressentir de nombreux symptômes différents, comme s’ils étaient malades. On peut donc analyser le problème de la personne toxique comme tel : il s’agit d’une situation problématique (côtoyer une personne toxique) qui engendre des symptômes, mais qui a heureusement des remèdes.

Le plus grand mal qu’apportent les personnalités toxiques est le stress.

Le stress ressenti par le collaborateur au contact des personnes toxiques est d’autant plus important qu’il finit par créer une réelle inquiétude chez le collaborateur : il ne souffre pas uniquement lorsqu’il est au contact de la personne toxique, mais aussi avant et après. Concrètement, cela se traduit par l’évolution progressive du stress en stress chronique.

Or, le stress chronique n’est pas sans danger pour la santé physique ou psychique.

Un état de stress prolongé au travail peut se traduire pour l’individu par un profond état d’épuisement, ce qui impact gravement ses performances au travail et surtout son bien-être.

Le stress chronique influe aussi négativement sur le taux de cholestérol, les défenses immunitaires, le nombre d’ulcères à l’estomac et même le risque de maladie cardio-vasculaires. Le burn-out, reconnu comme maladie professionnelle, n’est alors plus très loin.

 Il faut donc trouver comment éviter une personne toxique.

Enfin, comme toutes les maladies, elle se repend. L’impact de la personne toxique sur les collaborateurs est de plus en plus important. Le stress cumulé par la faute de la personne toxique pousse les collaborateurs à perdre confiance en eux. Ils deviennent plus négatifs, plus néfastes pour leur environnement : ils deviennent toxiques à leur tour. À terme, c’est toute l’équipe qui peut perdre en efficacité et en bien-être, souvent de manière durable.

Comment gérer une personne toxique au travail ?

Gérer un collègue toxique n’est jamais simple : il est souvent présent près de vous, vous êtes obligé de travailler de pair avec lui… Mais en suivant ces quelques conseils, vous pouvez limiter l’influence du collègue toxique sur votre santé et votre productivité.

Comment se protéger des ondes négatives au travail ?

Le repos est le meilleur allié contre la personnalité toxique au travail

Être au contact d’une personne toxique au travail est un vrai problème, qui épuise, qui fait perdre du temps et vide de toute énergie.

Face à ce stress accumulé, le repos reste votre meilleur allié.

Grâce au repos, vous érigez une barrière mentale qui vous permet de rester productif et concentré au travail tout en n’étant plus atteint par les attaques du collègue toxique.

Le repos peut se caractériser de plusieurs manières :

  • Le repos physique vient évidemment d’un bon sommeil, mais aussi d’une alimentation saine et équilibrée. Dans les pires cas de problème avec une personne toxique, n’oubliez pas de prendre des vacances !
  • Le repos mental vient de votre capacité à déstresser. Cela passe par les activités personnelles, entre amis ou en famille. N’oubliez pas non plus que vous accorder un moment de solitude de temps à autre permet de se recentrer sur son travail. Par exemple, prendre le déjeuner à l’extérieur de l’entreprise, dans un parc proche du lieu de travail permet de se ressourcer un bref instant et de reprendre le reste de la journée avec plus d’énergie et pouvoir mieux gérer la personne toxique. Au bureau, n’hésitez pas, si vous le pouvez, à changer de place pour vous entourer de personnes positives.

Et la motivation au travail est votre meilleure arme

Rester motivé au travail quand on a un collègue toxique n’est pas chose aisée. Dans le pire des cas, le stress causé par un collègue toxique fait apparaître le syndrome de « la boule au ventre », vous faisant regretter de devoir aller au travail.

Pour autant, il faut garder à l’esprit que vous ne vous rendez pas sur votre lieu de travail spécialement pour rencontrer cette personne toxique, mais bien pour y exercer votre profession.

Cela implique non seulement de maintenir un certain niveau d’efficacité mais aussi de prendre un certain plaisir dans son travail. C’est cette notion de plaisir mêlée à la volonté de bien faire son travail qui crée la motivation. Et c’est grâce à cette motivation que le collaborateur trouve le courage de continuer malgré les attaques de la personnalité toxique.

Entretenez la motivation au travail en vous montrant volontaire pour des projets annexes et en prouvant à votre manager que vous souhaitez être mis dans la confidence des plans de l’entreprise : plus vous serez impliqué dans votre travail et dans l’entreprise, et plus la motivation et la volonté de bien faire surpasseront le stress causé par le collègue toxique.

En plus de ces quelques conseils vous permettant de se protéger des attaques du collègue toxique, il est aussi nécessaire de traiter le problème à la source en tentant de neutraliser la personne toxique.

Mettre des limites avec le collègue toxique

Si vous avez besoin de travailler aux côtés d’un collègue toxique, le réflexe à prendre immédiatement est d’établir certaines limites.

En effet, garder une distance émotionnelle avec la personne toxique vous protégera de ses effets néfastes sur votre bien-être et votre travail.

Lorsque vous interagissez avec un collègue toxique, ne vous ouvrez pas totalement : n’en dite pas trop sur qui vous êtes hors du travail, quelles sont vos aspirations, quelle est votre histoire. Chaque information que vous gardez pour vous est une attaque potentielle que vous épargnez à votre moral.

Une autre barrière est la limite que vous pourrez poser quant à votre comportement : c’est tout le fond de la question « comment réagir face à une personne toxique ? »

En effet, la personne toxique parviendra certainement à faire monter votre stress et avec lui, les chances de voir changer votre comportement.

En vous imposant certaines limites quant à vos réactions, vous vous empêchez de céder à la colère, à vouloir faire du mal à la personne toxique. En somme, vous vous empêchez de devenir toxique à votre tour. À l’échelle de toute l’équipe, cela représente beaucoup : vous stoppez la progression de l’influence néfaste de la personne toxique.

Prendre du recul avec la personne toxique au travail

Prendre du recul vis-à-vis de la personne toxique, c’est déjà faire face à la personne toxique. C’est une réaction normale. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il s’agit aussi d’un élément avec lequel vous êtes obligé de travailler.

Il convient donc d’écouter ce que la personne toxique a à dire et de prendre en considération ses demandes.

Dans le cas contraire, vous pourriez prendre le risque de vous retrouver en porte-à-faux vis-à-vis de votre direction. Là encore, ne devenez pas un élément perturbateur pour le groupe entier à cause de la mauvaise influence de la personne toxique.

Faire appel au manager pour gérer la personne toxique

En dernier recours, si la présence de la personne toxique au travail devient un réel frein pour votre progression professionnelle et vos résultats, il ne faut pas avoir honte de demander l’intervention de votre manager. Il peut ne pas s’être rendu compte du problème avant que vous ne lui en fassiez part.

Le manager en charge de la gestion des conflits au travail organisera une médiation et vous pourrez exprimer clairement votre point de vue sur le problème rencontré.

De plus, cette intervention du manager est un gage de sécurité pour vous : si vos performances sont réduites à cause de l’action de la personnalité toxique, le signalement précoce du problème à votre hiérarchie vous permettra de vous justifier.

Dans tous les cas, la gestion des conflits en entreprise est un sujet compliqué puisqu’il aborde de très nombreux points liés tour à tour aux normes sociales, à la psychologie ou encore au management. Les managers doivent se tourner vers une formation de gestion des conflits pour résoudre, entre autres, les problèmes de personnalités toxiques au travail et ainsi sauvegarder le bien-être au travail de ses collaborateurs.

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Harcèlement scolaire : le reconnaître pour mieux le combattre http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/harcelement-scolaire-le-reconnaitre-pour-mieux-le-combattre/ http://localhost/MesSitesWeb/PsyVero-wordpress/wordpress/2023/03/04/harcelement-scolaire-le-reconnaitre-pour-mieux-le-combattre/#respond Sat, 04 Mar 2023 20:55:05 +0000 http://psyvero/?p=56 Lire la suite…]]>

Par Lucien Fauvernier le 07 novembre 2019

1,2 million. C’est le nombre d’élèves, en primaire ou au collège, concernés par le harcèlement scolaire. Insultes, brimades, coups… autant de mauvais traitements quotidiens infligés aux «  têtes de turcs » ou « souffre-douleurs ».  Par manque d’effectifs, de temps, de formation, les instances scolaires ne détectent pas toujours ce fléau. Pourtant la souffrance, bien réelle, d’un enfant victime de harcèlement se manifeste de plusieurs façons. Elle peut donc être repérée. Et combattue.  

Reconnaître le harcèlement

Il n’est pas toujours évident, surtout lors de l’adolescence, d’identifier les signes du harcèlement scolaire chez son enfant. Certains actes malveillants peuvent être pris par les parents comme de simples taquineries enfantines. Le mal-être des victimes, quant à lui, peut être attribué à une crise d’adolescence, ou à un simple mal-être passager. Certains signes physiques et/ou psychiques doivent néanmoins alerter les parents :

–       Troubles du sommeil
–       Irritabilité
–       Agitation
–       Susceptibilité
–       Repli sur soi
–       Troubles liés à l’anxiété et/ou au stress (maux de ventre, eczéma…)

D’autre part, au niveau scolaire, l’équipe pédagogique peut signaler :

–       Une baisse des performances scolaires
–       Une multiplication des absences
–       Des troubles du comportement (crises de colère)
–       Une attitude provocante.

Les différentes formes de harcèlement

Le harcèlement scolaire ne doit pas être réduit aux moqueries ou enfantillages. Si les violences physiques peuvent parfois être repérées grâce aux stigmates visibles qu’elles laissent ; les violences psychiques (insultes, brimades menaces verbales…) sont particulièrement perfides, car plus difficilement détectables.

Le harcèlement physique concerne 5,1% des élèves : coups, bagarres, vols et rackets, enfermement forcé, gestes déplacés… A noter que les «  jeux dangereux » comme les jeux d’évanouissement ou les jeux de défis peuvent également participer à une logique de harcèlement.

Le harcèlement psychique touche 8% des élèves. Qu’il soit verbal ou symbolique, le harcèlement moral se décline en trois types :
–       verbal (insultes, menaces, rumeurs)
–       émotionnel (humiliation, chantage, mise à l’écart)
–       sexuel (provocations sexuelles verbales, menaces de violences sexuelles)

Le cyber-harcèlement touche plus souvent les filles sur Internet, alors que les garçons se disent plus souvent victimes de harcèlement par téléphone portable. Les nouvelles technologies de communication sont autant de relais qui permettent aux insultes et menaces de continuer à atteindre la victime même à la maison. Le cyber-harcèlement peut prendre de multiples formes : intimidations, insultes, propagations de rumeurs en lignes…

Comment réagir face au harcèlement ?

Difficile lorsque l’on subit tous les jours les moqueries et insultes de ses camarades d’avoir la force de dire stop ou tout simplement de parler de sa situation à quelqu’un de confiance. Les parents doivent être les premiers à signaler un problème de harcèlement qui aurait été décelé à travers plusieurs signes évocateurs. La première chose à faire est d’avertir l’établissement scolaire et de demander un rendez-vous avec l’équipe pédagogique. Ceci permettra d’avertir les enseignants, de parler de la nature et des conditions particulières du harcèlement dont l’enfant est victime afin d’envisager des solutions pour faire cesser le problème. Si aucune initiative n’est prise ou si le problème perdure, il faut absolument en référer aux dirigeants de l’établissement.

Le gouvernement met à disposition un numéro vert à l’attention des parents, afin de les accompagner dans leur lutte contre le harcèlement que celui-ci se déroule à l’école (0808 807010) ou sur Internet (0800 200 000).

 Il faut savoir aussi sensibiliser les enfants sur le sujet. Qu’ils soient victimes ou témoins, eux aussi peuvent réagir. Ainsi, en cas de harcèlement, l’enfant doit savoir qu’il peut en parler à un parent,  un adulte de l’école (surveillant, professeur…) ou encore à un camarade de classe qui serait plus à même d’en parler à un adulte. La violence ne doit être en aucun cas une réponse, seul le dialogue peut faire cesser définitivement le harcèlement.

Insultes, menaces ou même coups… Votre enfant est harcelé dans la cour de l’école. Vous êtes tenté d’intervenir en alertant l’équipe pédagogique. Une réaction normale, souvent nécessaire mais rarement suffisante. Pour la psychopraticienne Emmanuelle Piquet l’important est de donner à l’enfant victime les moyens de trouver les ressources pour se défendre par lui-même. Voici trois exemples de situations dénouées de cette façon.

Pour aller plus loin

1,2 million d’élèves harcelés à l’école, c’est le constat alarmant dressé par l’UNICEF et l’Observatoire international de la violence à l’École dans un rapport paru en 2011, consultable sur le site de l’UNICEF.

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